Le courtier Emprunt Direct constate que ses barèmes de taux de crédit immobilier ont relativement peu bougé en février. Toutefois, derrière cette stabilité de façade, Emprunt Direct note qu’un nombre substantiel d’établissements (près de 40%) ont baissé leurs taux, sans que ceci n’ait eu un impact réel sur le baromètre général.
Certains établissements, qui étaient jusqu’ici hors-marché, ont profité de la relative décrue des taux longs pour se placer, avant la première grande période de production de crédit immobilier qui s’étale de mars à la mi-juin, explique le courtier.
« La baisse des tensions sur les taux longs a incité certaines banques, moins bien placées, à revoir leur politique en matière de taux, en prévision du premier temps fort habitat de l’année. Les banques poursuivent donc leur politique de sélectivité, tout en essayant de séduire la clientèle en baissant leur taux », explique Alban Lacondemine, Président d’Emprunt Direct.
D’après la dernière grille du courtier, un « bon dossier » emprunte actuellement à 4,35% sur 20 ans avec un taux minimum de 3,95% sur cette durée pour les meilleurs profils.
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L’hypothèse d’une faillite de la Grèce, évoquée en Allemagne sans retenue par des responsables politiques, menace-t-elle par ricochet le système bancaire allemand ? Les établissements bancaires outre-Rhin ont une exposition globale à la dette souveraine émise par Athènes évaluée fin juin dernier à 8,6 milliards d’euros par la Bundesbank. Un chiffre qui ne cesse de se réduire depuis l’an dernier et qui « représente une quantité très surmontable », a indiqué une source gouvernementale à Berlin. « Des provisions ont été ou seront supportables pour le secteur, en n’impactant qu’à la marge les ratios de fonds propres », observe de son côté Michael Rohr, analyste chez Silvia Quandt.
Il n’empêche, les marchés boursiers semblent avoir du mal à s’en convaincre. Si ce mardi les valeurs bancaires se reprennent, le DAX a perdu plus de 30 % depuis le début du mois de juillet. Au sein de l’indice, les valeurs les plus sacrifiées ont été les bancaires, Deutsche Bank et Commerzbank en tête. Les capitalisations de ces deux établissements ont ainsi fondu de plus de 47 % cet été.
La grande inquiétude du moment, exprimée par des banquiers la semaine passée lors d’un congrès à Francfort, est celle de voir les Etats concentrer leurs munitions pour éviter à tout prix une faillite de la Grèce. Au risque de se retrouver incapables de secourir le secteur bancaire, comme ils l’ont fait en Allemagne en 2008 dans la foulée de la faillite de la banque Lehman Brothers.
Pour autant, « il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour le secteur bancaire allemand », souligne un banquier francfortois. « Des problèmes ont été identifiés dans les années 2008 et 2009 et des mesures ont été prises pour alléger les bilans des banques, parfois en recourant à des structures de défaisance », ajoute la source.
Trois ans après le gros contre-coup de la faillite de Lehman Brothers pour le secteur bancaire allemand, les « bad banks » concentrent une part importante de l’exposition à la dette grecque sans figurer dans les statistiques de la Bundesbank. Pour 7,4 milliards d’euros, il s’agit de la structure publique ayant reçu les actifs de la banque de crédit immobilier Hypo Real Estate. Par ailleurs, un bon milliard se retrouve au sein de l’entité gérant les actifs à risque de la banque régionale WestLB. Celle-ci a indiqué ce mardi qu’elle allait participer pour la totalité du portefeuille à l’échange de ses obligations publiques grecques contre de nouvelles d’un montant équivalent mais de maturité plus longue. Celle de HRE a annoncé début septembre qu’elle allait échanger près d’un milliard d’euros de ses obligations (celles venant à échéance avant 2020).
correspondant à Francfort
