Les prix de l’immobilier continuent d’augmenter au Canada, mais de façon plus modérée. Au quatrième trimestre de 2011, le prix moyen d’une habitation de plain-pied a progressé de 6,1 % selon la firme Royal LePage.
L’organisation de courtage estime à 344 392 $ le prix moyen d’une habitation de plain-pied au quatrième trimestre. Le prix des maisons à deux étages a augmenté de 4,2 % comparativement à la même période un an plus tôt, à 375 427 $ . Les appartements en copropriétés valaient en moyenne 234 680 $ , en hausse de three,6 %.
Royal LePage estime que la demande pour les propriétés a été stimulée par la faiblesse des taux hypothécaires, notamment. Plusieurs courtiers signalent d’ailleurs une augmentation inhabituelle des cas d’offres d’achat multiples sur une même propriété au quatrième trimestre.
Les propriétés canadiennes devraient continuer à prendre de la valeur au cours de la prochaine année, mais à un rythme plus modéré. Royal LePage prévoit une hausse de two,8 % du prix des habitations canadiennes en 2012, et croit qu’une réelle correction des prix de l’immobilier au pays ne devrait pas se manifester avant 2013 au plus tôt.
« Les prévisions généralisées de correction immobilière majeure en 2012 ne peuvent tout simplement pas être justifiées. Dans le secteur immobilier, l’année s’amorce sur un dynamisme marqué, et sous l’effet stimulant des taux d’intérêt très bas, nous prévoyons que le marché va continuer de progresser - bien que le rythme sera légèrement plus lent », explique Phil Soper, président et chef de la direction, Providers immobiliers Royal LePage.
La firme souligne que l’intérêt des Canadiens pour l’immobilier est en partie basé sur le rendement qu’ils espèrent réaliser grâce à cet investissement, qui est considéré sécuritaire. La croissance du marché immobilier a largement dépassé celle des marchés boursiers dans les dernières années au pays.
Selon Royal LePage, le prix des maisons augmentera plus rapidement dans l’ouest du pays en 2012. La progression pourrait être plus modérée à Toronto et à Vancouver, après une période de forte hausse. Par contre, c’est à Montréal où les perspectives de croissance des prix sont les plus limitées au Canada, en raison de la forte augmentation du nombre de propriétés à vendre.
Royal LePage anticipe une hausse de 1,3 % des prix en 2012 dans la région de Montréal. L’inventaire de propriétés à vendre a déjà augmenté de près de 15 % sur l’île de Montréal depuis un an.
« Il devrait y avoir une diminution d’environ two,1 % du nombre d’unités vendues. Quant à l’inventaire, elle devrait poursuivre sa hausse principalement dans la première partie de 2012 pour ensuite ralentir et se stabiliser lors de la deuxième partie de l’année. On devrait donc assister à un marché immobilier plus équilibré pour l’année à venir » explique Dominic St-Pierre, directeur des companies immobiliers Royal LePage pour la région du Québec.
Après l’accalmie, le coût du crédit immobilier grimpe à nouveau. Les taux ont augmenté de 7 points en décembre à 3,93 % en moyenne, et 3,97 % pour l’acquisition de logements anciens, selon l’Observatoire CSA Crédit Logement, l’organisme de caution des banques. Ils retrouvent ainsi le niveau atteint entre juillet et septembre, avant le recul d’octobre.
Cette hausse des taux s’accompagne d’une réduction des durées d’emprunt, à 209 mois, soit le niveau de l’été 2010. Contraintes par la hausse de leur coût d’emprunt surtout à long terme, certaines banques ont commencé a augmenter le coût des crédits à plus de vingt ans. Les opérations se recentrent mécaniquement sur les emprunteurs les plus solvables. L’indicateur de solvabilité de la demande a ainsi retrouvé ses niveaux élevés du début de l’année 2009. La progression de l’apport personnel a quasiment doublé en 2011, passant de +6,1 % en 2010 à +11,8 % l’an dernier.
En décembre dernier, les taux moyens des crédits immobiliers sont remontés de sept points de base, pour s’établir à 3,93%, annonce l’Observatoire Crédit Logement/CSA, publié lundi 2 janvier.
Ils affichent désormais un niveau semblable à celui enregistré entre juillet et septembre derniers.
En détails, les taux moyens des crédits immobiliers se sont établis à 3,93%, pour une acquisition dans le neuf et à 3,97% dans l’ancien. Un prêt immobilier se rembourse en moyenne en 209 mois.
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Difficile rentrée 2012 pour les emprunteurs immobiliers. Après l’accalmie, le coût du crédit se renchérit à nouveau. Les taux ont augmenté de 7 points de base en décembre, à 3,93 % en moyenne, et 3,97 % pour l’acquisition de logements anciens, selon l’Observatoire CSA Crédit Logement, l’organisme de caution des banques. Ils rejoignent ainsi leur niveau de juillet à septembre, avant le recul de 5 points entamé en octobre, puis leur relative stagnation. Une augmentation qui risque peu de s’infléchir, avec les difficultés de refinancement des banques sur les longues durées. En l’espace de huit mois, entre novembre 2010 et juin 2011, les taux avaient grimpé de pas moins de 65 points de base.
Autre signe de contraction, cette hausse du coût du crédit s’accompagne d’une réduction des durées de prêt, à 17 ans et 4 mois, soit le niveau qui prévalait à l’été 2010. Depuis le début de l’année, les emprunteurs avaient bénéficié d’un allongement des durées de crédit, puis d’une stabilisation au troisième trimestre, à 18 ans. Contraintes dans leur accès à la liquidité, certaines banques ont commencé à augmenter le coût des crédits à plus de 20 ans (« Les Echos » du 25 novembre). La distribution de la production de crédit commence à le refléter : la part des prêts entre 20 et 30 ans s’est réduite de 5 points entre mars et décembre, frôlant maintenant le seuil des 50 %. Un recul acquis au profit des prêts à moins de 15 ans qui pèsent maintenant 22,3 % (18,7 % en mars).
Clairement, les banques se recentrent vers les emprunteurs les plus solvables, capables d’afficher un certain niveau d’apport personnel. La part de ce dernier dans les opérations de financement ne cesse de progresser, passant de + 6,1 % en 2010 à +11,8 % en 2011. En dépit de la récente hausse des taux, la progression de l’apport personnel impacte positivement l’indicateur de solvabilité de la demande qui retrouve ses niveaux élevés de début 2009. D’autant que le coût des acquisitions commence à fléchir. Après une hausse de 7 % en 2010, celui-ci s’est ralenti début 2011 et a même reculé cet été. En cumulé sur l’année 2011, le coût des opérations ne s’est ainsi accru que de 4 %. Les prix de l’immobilier ayant peu de chance de flamber à nouveau en 2012, cette tendance pourrait se confirmer.
Les députés de la commission des Finances ont adopté ce matin des amendements au budget 2012 qui durcissent la fiscalité des sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC). Selon nos informations, ils ont l’aval de Bercy.
Actuellement, lorsqu’une personne achète des actions et perçoit des dividendes, elle acquitte l’impôt sur le revenu après application d’un abattement de 40 %, permettant d’effacer l’impôt sur les sociétés déjà payé par l’entreprise. Or, les sociétés d’investissement immobilier cotées ne paient pas l’impôt sur les sociétés sur les bénéfices distribués. Il n’y a donc pas de raison de maintenir cet abattement de 40 % d’IR pour les personnes détenant des actions de SIIC.
Les députés (de droite comme de gauche) ont décidé de supprimer cet abattement. De même, ils ont voté un amendement prévoyant que ces titres immobiliers ne puissent plus être logés dans un strategy d’épargne en action et échapper, à ce titre, à l’impôt sur le revenu. Le acquire pour l’Etat lié à ces mesures pourrait représenter plusieurs centaines de millions d’euros.
