L’émission obligataire du Crédit Foncier destinée aux particuliers, ouverte du 13 janvier au 12 février 2012, a franchi lundi le cap des 100 millions d’euros de souscriptions, a indiqué mardi à l’AFP un porte-parole de l’établissement de crédit immobilier. Si le Crédit Foncier n’a pas de réel objectif en termes de montant à lever, la souscription semble être un succès. Au moment de son lancement, un dirigeant du groupe avait indiqué que « si nous levons 50 millions d’euros, nous serons satisfaits. À 300 millions d’euros, ce serait fantastique ».
Le taux de rémunération, fixe, de l’obligation du Crédit Foncier est de 4,25 % brut par an pendant six ans (hors taxation fiscale et sociale, actuellement 37,5%). Il est possible de souscrire à cet emprunt via une plate-forme Internet, accessible à tous les épargnants pendant quatre semaines. Le montant minimum de souscription sera de 100 euros.
Le Crédit Foncier espère placer 1 milliard d’euros d’obligations auprès des particuliers en 2012. D’autres opérations de ce type sont donc à prévoir. Le spécialiste du crédit immobilier estime ses besoins de financement pour l’année 2012 à 10 milliards d’euros et compte donc en couvrir 10 % grâce aux Français.
Ce spécialiste du crédit immobilier tente de renouer avec sa tradition d’émetteur grand public. Il a souvent été le premier à émettre des emprunts destinés aux particuliers avec des objectifs précis d’affectation. Il a par exemple créé le premier emprunt communal en 1860, le premier emprunt foncier et maritime en 1929 ou le premier emprunt après guerre en 1945, pour reconstruire les villes détruites. La dernière opération de ce type date de 2002 pour le dernier emprunt en franc français matérialisé.
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L’émission obligataire du Crédit Foncier, ouverte jusqu’au 12 février, a franchi lundi le seuil de 100 millions d’euros de souscriptions, a indiqué mardi à l’AFP un porte-parole de l’établissement de crédit immobilier.
AFP - L’émission obligataire du Crédit Foncier, ouverte jusqu’au 12 février, a franchi lundi le seuil de 100 millions d’euros de souscriptions, a indiqué mardi à l’AFP un porte-parole de l’établissement de crédit immobilier.
Lors de la présentation de l’opération, la première de ce type pour le Crédit Foncier depuis 2002, la banque n’avait pas fixé d’objectif de montant mais avait laissé entendre que lever 100 millions d’euros serait considéré comme une réussite.
Le porte-parole a précisé que la souscription restait ouverte jusqu’au 12 février.
L’obligation émise a une maturité de 6 ans et offre un taux d’intérêt annuel de 4,25%, pour un montant minimum de souscription de 100 euros.
Le Crédit Foncier prévoit de placer environ un milliard d’euros d’obligations auprès du grand public en 2012 en plusieurs émissions.
Cet emprunt obligataire sera rémunéré 4,25% brut par an pendant six ans. La banque spécialisée dans le crédit immobilier souhaite lever 1 milliard d’euros cette année.
Le Crédit foncier , qui fêtera cette année ses 160 ans, lancera entre le vendredi 13 janvier et le 12 février un emprunt obligataire destiné aux particuliers. Celui-ci sera rémunéré au taux actuariel de 4,25% pendant six ans (avant prélèvements sociaux de 13,5% et prélèvement libératoire de 24% ou impôt sur le revenu). Un taux 1,52% supérieur à celui d’une obligation d’État française de même maturité, souligne la banque, spécialisée dans le crédit immobilier. Pour les épargnants qui, par exemple, opteront pour le prélèvement forfaitaire libératoire, la rémunération tombera à 2,66% net après impôt, pendant six ans.
Cet emprunt servira à financer des investissements dans des infrastructures (hôpitaux, écoles, routes, tramway ). Les particuliers pourront souscrire soit directement sur un site internet dédié (www.emprunt-creditfoncier.fr), soit auprès d’un réseau de partenaires comme la banque Martin Maurel, Boursorama Banque, Octo Finances, Oddo & Cie, Union Garantie de Placements.
D’autres banques pourraient suivre D’autres émissions obligataires du même type devraient suivre cette année. «On s’est fixé comme objectif de lever 1 milliard d’euros en 2012», explique Bruno Deletré , le directeur général du Crédit foncier, filiale du groupe bancaire BPCE (Caisse d’Épargne, Banques Populaires). «Il y a une appétence», a-t-il assuré.
Cette obligation (minimum de souscription de 100 euros) pourra être revendue à tout moment et elle jouira d’une cotation, assure le Crédit foncier. Mais, les épargnants auront sûrement intérêt à la conserver jusqu’au terme. Bruno Delétré a d’ailleurs rappelé qu’en cas de revente avant l’échéance, l’épargnant courait le risque d’une moins-value, alors que le remboursement de la somme investie lui est garanti à l’échéance des six ans, en 2018.
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, Le mercredi 23 novembre 2011, à 11h 47
Le principe d’une augmentation de capital vient d’être acté par le conseil de surveillance de la BPCE.
Le groupe bancaire BPCE a décidé de renflouer à hauteur de 1,5 milliard d’euros le Crédit Foncier, sa filiale spécialisée dans le crédit immobilier, affectée par son exposition à la dette souveraine grecque, a-t-on appris mardi.
« Le conseil de surveillance de BPCE a acté le principe d’une augmentation de capital de 1,5 milliard d’euros pour sa filiale Crédit Foncier afin de (lui) donner les marges de manoeuvre suffisantes en terme de solvabilité », a indiqué une porte-parole du groupe à l’AFP.
Ce montant comprend une avance d’actionnaire de 500 millions d’euros déjà annoncée lors de la présentation des résultats trimestriels du groupe, début novembre. Une avance d’actionnaire peut soit être remboursée, soit se transformer en capital si l’établissement n’est pas à même de rembourser.
BPCE a essuyé au troisième trimestre une chute de près de 60% de son bénéfice net sur un an, à 332 millions d’euros, liée notamment à une dépréciation importante de ses titres d’Etat grecs.
L’essentiel de son exposition à la dette souveraine hellène est porté par le Crédit Foncier, qui en détient pour 1,2 milliard d’euros et dont les fonds propres ont été renforcés, via cette avance d’actionnaire, pour absorber le choc de la décote.
Entre 2006 et 2008, le Crédit Foncier s’est lancé dans une stratégie de diversification à l’international, notamment en achetant des titres d’Etat et des obligations d’entreprises étrangères. Son portefeuille contient aussi des titres d’Etat italiens, avait indiqué en novembre Nicolas Duhamel, directeur général en charge des finances de BPCE .
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Après un bon premier semestre, les résultats du Crédit Foncier ont viré au rouge cet été. Sur les neuf premiers mois de l’année, le résultat net est en perte de 393 millions d’euros. Ce chiffre inclut une provision exceptionnelle de 780 millions d’euros liée à la Grèce.
Conséquence directe, sa maison-mère BPCE, dont les résultats sont du coup en baisse, va devoir recapitaliser l’établissement de crédit immobilier par le biais d’une avance d’actionnaire de 970 millions d’euros. Elle permet à l’établissement de respecter un ratio core Tier 1 de 8,3 % au 30 septembre 2011.
En août dernier, BPCE (Banque populaire-Caisse d’épargne) avait fait part d’une exposition à la dette souveraine grecque de 1,1 milliard d’euros à fin juin. Contre toute attente, cette exposition n’était pas logée dans Natixis comme on aurait pu le penser, mais dans sa filiale de crédit immobilier, le Crédit Foncier. Celle-ci était détentrice d’une exposition de 1,2 milliard d’euros à fin septembre. Le premier émetteur de prêts PTZ+ en France, a pratiqué comme les autres banques françaises une décote de 60 % du nominal de la dette, ajustée d’une valorisation comptable. Ce niveau est un peu plus important que celui prévu par l’accord européen du 27 octobre dernier visant à annuler une partie de la dette grecque.
Le Crédit Foncier avait renforcé en 2006, sous l’impulsion de François Blancard alors directeur général, une diversification à l’international qui l’avait amené à octroyer des prêts aux collectivités locales grecques. Le pays étant en faillite, ce développement a été arrêté. Bruno Deletré a repris les fonctions de François Blancard depuis le 4 juillet, celui-ci étant devenu le conseiller de François Pérol, président du directoire du groupe BPCE. Il a décidé de manière plus générale de recentrer le groupe sur ses activités avec les particuliers et les acteurs publics en France. L’établissement s’était en effet implanté dans d’autres pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis.
Hors provision sur la Grèce, le résultat net du Crédit Foncier est positif de 119 millions d’euros.
Les revenus progressent pour les neuf premiers mois de 10 % à 747 millions d’euros.
La production de prêts augmente de 5 % à 7,6 milliards d’euros par rapport à la même période 2010.
Sa société de refinancement, la Compagnie de financement foncier, dont il est important pour le groupe de préserver la notation « AAA », a terminé son programme d’émission pour l’année 2011 de 9 milliards d’euros.
